lundi 22 novembre 2010

UNE LETTRE DE TONINO VALERII : QUELQUES MESSIEURS TROP TRANQUILLES.

Un club de retraités anglais, Per Il Gusto di Uccidere, Tonino Valerii, set d'El Paso, N.340, Tabernas, vers février 1966.

Tonino Valerii a eu la gentillesse de répondre à ma question sur le nom de ce figurant anonyme, le second joueur de carte à gauche, image ci-dessus. Cette demande a été transmise par Ernesto Gastaldi. Je les remercie tous deux vivement pour la rapidité et la générosité de leur réponse.


L' homme apparaît dans Per il Gusto di Uccidere (Tonino Valerii, 1966), Le Bon la Brute et le Truand (Sergio Leone, 1966), Il était une fois dans l'Ouest (Sergio Leone, 1968), Mon Nom est Personne (Tonino Valerii, 1973), où il est Dirty Joe, son rôle le plus abouti dans une longue scène , face à Henry Fonda, en retrait, et Terence Hill, qui mime la fable du petit oiseau.

Voici la réponse de Tonino Valerii, que je traduis et résume de l'italien:

Tonino Valerii identifie tout à fait ce figurant à celui qui joue le rôle de Dirty Joe dans Mon Nom est Personne (è la stesso chi ripeteva ne-Il mio nome è Nessuno- la favoletta della mucca, del canarino e del lupo).

Henry Fonda, Terence Hill, "X" Dirty Joe, Studios INCIR De Paolis, Rome, août 1973: quand un anonyme fait jeu égal avec les stars.


Tonino Valerii croit cependant n'avoir jamais connu le nom de cet homme, tout autant pendant le tournage de Per il Gusto di Uccidere que celui de Mon Nom est Personne.

En effet, la fameuse colonie anglaise d'Almeria, auquel cet homme appartient, colonie de retraités des postes britanniques (dans le commentaire audio de Mon Nom est Personne, Studio Canal, réalisé en 2003, Tonino Valerii parle de retraités des chemins de fer), était engagée dans son ensemble parce qu'ils n'étaient pas chers et qu'il y avait toujours un petit rôle pour l'un ou l'autre (ed erano sempre utilizzabili in qualche piccolo ruolo.)

Mais les noms étaient indistincts, et souvent les appeler créait un petit problème.

"Appelle celui avec une pipe, celui sans dents... ("Chiama quello co' a pipa; vedi'ndo sta quelle senza un dente ecc."

Ils vivaient dans une résidence construite sur la plage d'Almeria, locataires d'un soi-disant baron anglais qui avait la réputation d'être un espion britannique, sans que Tonino Valerii ne sut jamais bien si c'était une feinte (non si sa bene se delle delle barbe finte) ou quelqu'un de la brigade des stupéfiants chargé de la surveillance du port d'Almeria.

Tonino Valerii pense qu'ils sont sûrement cités dans les génériques de début, mais les identifier nominalement lui est impossible.

L'ombre va donc retomber probablement très longtemps sur cet homme.

"X", figurant anglais, anonyme, Dirty Joe, Mon Nom est Personne, Poblado Leone, Estacion de La Calahorra (Grenade), vers juillet-août 1973.



Sources d'informations (sur la colonie des retraités anglais d'Almeria au cinéma):

Ernesto Gastaldi et Tonino Valerii, courriel à l'auteur, 10 novembre 2010.

Tonino Valerii, commentaire audio de Mon Nom est Personne, enregistré en 2003, DVD Studio Canal, 2005.

Eli Wallach, The Good The Bad and Me: In My Anecdotages, Mariners Books, 2006.


lundi 1 novembre 2010

DES DECORS ET DES LIVRES (1).

José Marquez Ubeda, Almeria Plato de Cine, Instituto de Estudios Almerienses, 1999.



José Enrique Martinez Moya, Almeria un Mundo de Pelicula, Instituto de Estudios Almerienses, 1999.



Il n'y eut pendant bien longtemps aucun ouvrage de fond disponible sur les décors d'Almeria. C'est en 1999 que l'Instituto de Estudios Almerienses, la Région, publie deux ouvrages consécutifs sur la situation du cinéma à Almeria.


Le premier, signé José Marquez Ubeda , Almeria Plato de Cine, offre un calendrier illustré des tournages depuis le début des années 1950. Chaque film est présenté avec quelques informations sur les lieux précis de tournage, quelques anecdotes aussi.

Le second de José Enrique Martinez Moya, Almeria un Mundo di Pelicula, constitue une somme historique, économique, sociologique, de l'épopée du cinéma dans la province d'Almeria. Moya s'intéresse aux acteurs locaux du cinéma (figurants) et fait un détour par la province de Grenade, au décor de Poblado Leone, Estacion de La Calahorra.



Epuisés tous les deux depuis longtemps, seul le livre de José Marquez Ubeda est à nouveau disponible dans une réédition enrichie et corrigée, pour partie seulement, d'erreurs de lieux et de films -certains films mentionnés par Ubeda n'ont jamais été tournés en Andalousie, sous réserve de séquences coupées du montage d'exploitation que nous connaissons.

José Marquez Ubeda, Almeria Plato de Cine, Instituto de Estudios Almerienses, réed. 2009.